Point de vue : Monogamie ou polygamie : de quoi parle-t-on ?

Bonjour,
L’idée nous est venue de parler brièvement de la monogamie et de la polygamie à partir de la vidéo ci-dessous d’une chaîne youtube : https://www.youtube.com/watch?v=obXjVUiIH9c
Statistiques officielles à l’appui, la chaîne démontre que dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du sud la natalité féminine est plus élevée que la natalité masculine. En d’autres termes, ils naissent plus de femmes que d’hommes.
Il ne s’agira pas ici de fustiger le caractère vénal de certaines femmes, tout autant que de certains hommes dans leur rapport avec le sexe opposé, ou de la désacralisation du mariage dans certains pays du monde. Même si nous estimons que cette analyse ne tient pas compte des catégories d’âge spécifiques, nous allons tout de même commenter les faits tels qu’ils s’étaient présentés dans les temps les plus reculés et tels qu’ils se présentent de nos jours, tout en essayant de donner notre point de vue.
Comme nous sommes incapables officiellement de lutter contre ce phénomène du hasard de sexe à la conception, nonobstant certains dires des initiés spirituels qui estiment que cela est possible, nous allons plutôt explorer la base culturelle de nos sociétés par rapport au mariage. Nous estimons pouvoir dire que toute recherche scientifique en vue d’essayer d’équilibrer la naissance mâle-femelle est, à notre avis, une pure atteinte à la nature, une dilapidation de temps, d’énergie et de ressources dans la mesure où le problème est soluble en dehors de toute manipulation génétique.
Ce phénomène dans la vidéo peut bien aussi être similaire dans bien des pays africains, si le reportage avait pu épingler le continent africain, dont la RD Congo pour laquelle nous allons aligner notre réflexion. Néanmoins, nous nous sommes donnés la peine de scruter l’univers du recensement scientifique dans trois pays africains concernant notre propos : Le Congo-Brazzaville, Le Burundi et le Burkina-Faso
- Au Congo-Brazzaville, le dernier recensement, le cinquième depuis 1974, a montré la même tendance de la natalité féminine plus élevée que celle des hommes à hauteur de 50,3% et 49,7% sur un total de 6 142,180 habitants, ce qui revient à dire qu’il y a eu au 17 mai 2023, 42.296 femmes de plus. Source: Institut National de la Statistique. Voir résultats préliminaires, page 29, Tableau 4.
- Au Burundi, la population totale est 12,332,778 selon l’Institut National de la Statistique du Burundi avec plus de femmes( 6.431.719) que d’hommes( 5.901.069). Un décret du bureau de la présidence a publié ces résultats préliminaires du RGPHAE(1) 2024 en mars 2025. Ces résultats montrent une fois de plus une haute natalité féminine par rapport à la natalité masculine, en raison de plus d’un demi-million de femmes.
- L’Institut National de la Statistique et de la Démographie a publié les résultats définitifs du cinquième RGPH(2)-2019 du Burkina-Faso. Il s’avère que sur un total de 20.505.155 habitants, la femme domine avec 10.604.308 (51,7%) contre 9.900.847 (48,3%) pour les hommes, soit 703.461 femmes de plus sur la terre du Faso.
En RD Congo, par contre, nous n’avons pas de statistique fiable par manque des données de recensement des populations depuis plusieurs décennies. L’estimation démographique qui est évaluée à cent millions ou plus des populations congolaises nous semble, à cet effet, aléatoire. Mais, il y a eu une tentative de recensement en 1967. En fait, ce fut plutôt des phases de préparation qui n’aboutirent pas.
C’est seulement en 1984 qu’eut lieu un recensement général des populations congolaises et étrangères dans la RD Congo, alors Zaïre, dénommé RSP(3) 84. Dans ses résultats provisoires de décembre 1984, le Ministère du Plan, à travers la Commission Nationale du Recensement a publié un rapport évaluant la population du pays à 29. 671.407 habitants au premier juillet 1984. La population féminine volait la palme d’or (15.078.037) à la population masculine (14.593.370) en une proportion de 50,8 % pour la première et 49,2% pour la seconde. Concrètement, en 1984, il y avait 484.667 plus de femmes que d’hommes.
Cet échantillon, quoique non représentatif, nous confirme que le phénomène existe aussi en Afrique centrale, orientale et occidentale suivant les exemples ci-dessus.
Et comme nous pouvons le constater par nous-mêmes dans la vidéo, ce phénomène pose un problème crucial, existentiel, celui de pouvoir trouver un mari. Car les filles de ces pays européens cités ont commencé à émigrer vers d’autres pays à la recherche d’un compagnon de vie.
Par conséquent, cela nous amène droit à la problématique de la monogamie et de la polygamie pour laquelle nous allons essayer de donner notre humble avis; celle-ci requiert une petite analyse à la fois de la société occidentale dont la culture domine le monde et de la société africaine traditionnelle.
Nous pensons que la société occidentale est globalement judéo-chrétienne, même si des particularités mystiques et ésotériques s’y dessinent; mais ces particularités se basent elles aussi sur la civilisation du bassin du Nil, sur les traditions juives héritées des mythes sumériens, égyptiens et sur les valeurs chrétiennes contenues dans les écrits de la Bible. Et la Bible nous renseigne que la création originelle de l’humanité a commencé par un homme au sein duquel une femme est sortie. Cela dit en passant que la femme n’avait pas existé dans la création originelle; elle serait donc une dérivée de la création. Ce qui suppose aussi cette faiblesse devant le serpent et la malédiction divine qui s’abattit sur elle. L’homme, son partenaire, ne pouvait pas tomber grâce à la perfection due à son existence originelle. C’est bien là la raison qui lui avait fait échapper la malédiction divine. Car c’est le sol qui a été maudit à sa place pour avoir écouté sa femme, Génèse 3:16.
La lecture de la bible dans les prescrits de la génèse a préfiguré la monogamie, puisque la bible parle d’un couple unique: un homme et une femme au commencement, par la descendance de laquelle l’humanité entière est issue. Plus tard, toutefois, la polygamie s’y introduisit par Abraham lui-même et les patriarches après lui jusqu’au roi David – le bien-aimé du Seigneur – avec ses cinq cents femmes, et le roi Salomon, son fils, mille et plus. Était-ce parce qu’ il y avait plus de femmes que d’hommes à l’époque ou tout simplement parce qu’ils plaisaient à leurs Majestés de s’entourer de belles femmes ? Nous préférons souscrire à la première assertion.
Dans le même ordre d’idées, les Juifs, un jour, demandèrent à Jésus, au sujet du divorce, ce qu’il en pensait puisque Moïse le prophète leur avait permis de répudier leurs épouses. Jésus-Christ répondit que c’était à cause de la dureté de leur cœur, mais qu’au commencement il en était pas ainsi. On rentre encore au commencement. Comment était-ce ? Un couple, Adam, le premier homme et Eve, la mère de l’humanité. Aucun verset de la bible ne fait allusion au sujet d’un divorce le concernant; c’était donc un couple parfait. C’est du moins ainsi que le Catholicisme le comprit et en profita pour imposer le mariage monogamique à l’image de ce premier couple, malgré que la bible reconnait aussi la polygamie comme nous venons de le voir. Mais comme le catholicisme était le centre de l’univers chrétien, la tradition demeura jusqu’à ce jour. Et la tradition engendra et inaugura le concept de la prostitution de la femme, – pas de l’homme – et de la bâtardise dans la société occidentale. Ainsi Dieu, lui-même, tolère et encourage la prostitution dans son prescrit au prophète Osée d’épouser une prostituée, quelles qu’en soient les raisons. Osée 1:2. Et quel est le statut d’enfant issu de la prostitution selon ce concept ? Disons-le vertement : un(e) bâtard(e).
Ne laissons pas passer l’occasion de se demander la raison du mutisme au sujet de la prostitution masculine. Ce silence est dû, en fait, pour éviter la critique sur la perfection masculine; il est entretenu pour la dévalorisation perpétuelle de la femme dont la source provient, nous l’avons souligné ci-haut, de la philosophie biblique.
La société africaine traditionnelle par contre, à ne pas confondre avec la société africaine d’aujourd’hui, dite moderne, où les religions et les cultures étrangères ont pris le dessus sur les valeurs authentiquement africaines, a une autre version de la création humaine. Cette version va à l’antipode des valeurs eurasiatiques et judéo-chrétiennes. Elle est, cette version africaine, plus vraisemblable parce que rationnelle que la version biblique, à notre avis, parce qu’elle est basée sur la réflexion libre et sur la morale.
Ainsi il ne serait jamais venu à l’idée de l’Africain traditionnel de penser que Dieu aurait créé seulement deux êtres humains qui seraient les ancêtres de toute l’humanité. Du point de vue moral, ce serait de l’irrespect à l’espèce humaine et, du point de vue spirituel, de l’insulte à Dieu lui-même qui condamne l’inceste dans la même bible. Sinon, on serait tous une descendance incestueuse. L’Africain traditionnel avait, cela va de soi, la conviction que Dieu avait créé des hommes et des femmes qui ont rempli la terre, et ces femmes ne sont pas non plus sorties des côtes des hommes. Les femmes ont été créées de la même façon que les hommes. Ils sont tous les deux issus de la création originelle.
Ceci dit, comme notre propos est de savoir s’il est possible d’alléger le poids d’amertume et de tristesse qui stressent les femmes occidentales et africaines, à moindre mesure, desireuses de se marier, nous tenons à dire que l’homme africain doit avoir vécu la même situation plusieurs millénaires avant sa rencontre avec d’autres peuples du monde et l’a résolu naturellement par la polygamie. La polygamie réduisait le poids du célibat de la femme en devenant elle aussi une épouse. Usons l’expression contemporaine pour une meilleure compréhension : une co-épouse. La polygamie n’était pas imposée, et la monogamie non plus. Les liens de mariage se tissaient librement par une nécessité pratique de la vie pensée en rapport avec la vision évolutive et le développement paisible de la société traditionnelle. Avec une telle compréhension de la situation humaine, comment la bâtardise ou la prostitution de la femme pouvait-elle exister ou du moins s’emanciper si elle aurait existé?
L’enfant bâtard, quant à lui, n’existait pas pour la simple raison que chaque femme se mariait et ne le pouvait pas si elle ne le voulait pas. Ou si une maladie ou la nature pouvait la contraindre à l’infertilité. Le concept même “bâtard”, ne devrait pas exister, puisque l’enfant a toujours un père, inconnu ou pas. Ceci est contenu aussi dans le Code de famille de la RDC en son article 194, qui stipule : “tout enfant à un père et une mère”. Nous devons seulement comprendre que ce concept decoule du mépris gratuit envers la femme et du rejet de la morale.
On aura compris que dans ce contexte de la culture africaine traditionnelle, la contrainte au mariage ne pouvait pas exister du tout. Toutefois, nous tenons à souligner que le cas exceptionnel de célibat temporaire ou définitif était lié généralement aux rituels et aux certains principes de la science initiatique. Ainsi cette contrainte que l’on pourrait nous opposer ici résulte de la rencontre avec une autre civilisation totalement différente de celle des africains et aussi dans son contexte socio-culturel. Le cas le plus fréquent est celui de la contrainte au mariage de jeunes filles nubiles, qui reste encore le leitmotiv d’une campagne de dénigrement de la société traditionnelle en raison d’ignorance ou de mauvaise foi. Deux questions nous viennent à l’esprit. La première est : À quoi devait s’attendre une jolie jeune fille nubile qui avait fini son initiation traditionnelle, c’est-à-dire son parcours scolaire si on doit se permettre ce terme contemporain ? Au mariage, disons-nous. Que pouvait-elle faire d’autre ? Mais pourquoi parle-t-on seulement de la contrainte pour la fille nubile et pas celle du garçon aguerri ? La principale raison de cette particularité discriminatoire se trouve dans le système patriarcal occidental qui a choisifié la femme depuis la nuit des temps avant sa codification dans les ecritures dites saintes et, le remords jouant ou la compréhension aidant, l’occidental pense alleger sa conscience par un soutien sans discernement à la femme, soutien qui la floue dans la perspective d’une réflexion libre, d’une révolte emanant d’elle-même. Ainsi ce faux soutien, à travers un concept concu par l’homme qu’est l’émancipation de la femme, amène cette dernière à se voiler la face pour se contenter d’une égalité juridique, qui ne se reflète pas dans le miroir de la société. Parce que l’hypocrisie masculine y veille, jouant le rôle de juge et partie.
Reprenons notre analyse. En fait, ce qu’on appelle contrainte de mariage pour la femme, dans la société africaine traditionnelle, n’est qu’une orientation bienveillante pour la réussite d’un mariage, étant donné que les deux familles se connaissent par leurs habitudes, leurs tempéraments et aussi les moeurs des unes comme des autres. Mais cette pratique n’est-elle pas de mise, de nos jours, à l’exception près, dans les milieux des familles riches ou royales occidentales ? Où l’on pense exclusivement à la consolidation des richesses et à la perpétuation de l’aristocratie, et d’où le divorce est exclu, pour éviter le scandale et sauvegarder une belle image ? Mais dans le milieu traditionnel, celle-ci visait surtout la nullité des cas de divorce. On pensait évidemment au bonheur des enfants. Et si l’amour n’intervenait pas après un mariage arrangé, ce qui était rare, le divorce naturellement survenait. Mais toute union ne passait pas par un arrangement parental. Douterait-on de l’amour pour les jeunes personnes dans cette disposition traditionnelle que l’on nierait aussi l’amour d’Isaac, le fils d’Abraham de la Bible, pour la jeune Rebecca qu’il n’avait jamais vu de sa vie, et que son père avait fait épouser pour lui. Il y a bien plus. Pourquoi ne critique-t-on pas ce mariage forcé de la bible ? La civilisation occidentale, ayant momentanément vaincu celle de l’Afrique, a imposé sa pensée sans tenir compte ni comprendre les valeurs sociétales propres à la civilisation qu’elle venait de vaincre. Il fallait faire table rase et asseoir sa volonté. Avant de revenir à notre époque, nous n’allons pas éluder un autre grief dont la société traditionnelle est toujours victime. Elle est vilipendée pour avoir donné une fille de 12 ans à un homme au mariage. Pour le rendre plus dramatique, on allègue avoir donné la fille au mariage à un vieillard mal famé : qui serait assez insensé pour le faire ? Ou à un vieillard riche : qui était assez pauvre au point de l’accepter ? Le problème, c’est le contexte, une culture qu’on ne comprend pas ou qu’on refuse de comprendre pour des raisons idéologiques. Si la société occidentale conçoit l’âge du mariage à la majorité de 18 ans par exemple, -on sait que ce n’était pas le cas avant-, la société traditionnelle africaine le concevait à la première menstruation. C’est là que la fille devenait nubile, femme, prête à la perpétuation de l’humanité. Elle était prête au mariage, et les parents lui cherchaient un compagnon de vie, si pas qu’elle rencontrait d’elle-même un prétendant qu’elle allait présenter aux parents. D’aucuns ne pourraient-ils pas sauter sur cette disposition ancestrale pour se convaincre d’avoir là une raison de la nullité de la prostitution dans cette société ancienne ?
Revenons au 21 siècle. Et la seconde question est: A quoi s’attend une jeune fille qui finit ses études et travaille ou qui est au chômage ?
L’émission nous relate qu’elle est à la recherche de l’âme sœur, quoi de plus normal. Devrons-nous nous demander si c’est l’amour qui prévaudra dans ce rapport ou seulement l’attrait d’avoir un homme dans sa vie ?
Quant à la prostitution dans le milieu traditionnel, pour quelle raison la femme pouvait-elle l’exercer, et où et avec qui ? À moins qu’on considère le flirt ou un acte sexuel entre adolescents comme de la prostitution. Comment definit-on d’ailleurs la prostitution de nos jours ou dans les jours d’antan ? Rémunération de l’acte sexuel. Ce problème économique existait-il dans la société traditionnelle ? La femme ne dépendait pas de son mari de ce point de vue et travaillait la terre ou faisait de la pisciculture dans des étangs qui laissaient passer l’eau naturelle, mais empêchait le poisson d’echapper. Elle était autonome, mais liée à son mari tout comme ce dernier à sa femme par le contrat de mariage. Ce qui n’est pas le cas de la société dite “moderne” et même antique où la prostitution est une profession à part entière, quelle qu’elle soit : économique ou sacrée. Quand l’occident parle de la prostitution comme du plus vieux métier du monde, on doit bien être conscient qu’il parle de sa propre expérience. Au temps où il inaugurait la prostitution dans sa société, l’Afrique vivait une autre réalité.
Monogamie, alliée naturelle de la théorie de réduction des populations mondiales à l’instar de l’homosexualité?
On se demande la raison principale qui pousse la société occidentale à se lamenter sur la baisse du taux de natalité. Comment la femme peut-elle concevoir si elle n’est mariée à personne, puisque la société se base sur la vertu du mariage, et du mariage monogamique ? Ainsi celles qui souhaitent vivre leur foi restent célibataires pour la vie. Si elle tente de soulager ses besoins physiologiques tout autant que psychologiques, elle est traitée de salope, de sale traînée, on parle aujourd’hui de pétasse, mais nous n’avons pas trouvé d’expression péjorative concernant son partenaire de sexe opposé.
Laissez-nous évacuer un possible malentendu. On ne parle pas ici du choix des femmes qui décident par elles-mêmes de ne point se marier ni d’avoir des enfants. Que ça soit par motif d’exprimer sa liberté ou par celui de la rancœur envers les hommes; aussi pourrions-nous supposer, au nom d’une certaine liberté que l’on prône dans le concept de l’émancipation de la femme, que l’introduction de la prise de la pilule abortive ou préventive serait une de raisons, si une étude sérieuse et libre est diligentée pour pouvoir comprendre la nette baisse du taux de conception chez la femme européenne ? Mais une telle supposition est vite balayée par l’expression magique : théorie du complot. Bien sûr, pour des raisons économiques liées aux inégalités patentes dans la société européenne et mondiale, les femmes européennes renoncent à la maternité.
À la lumière de cette analyse, nous croyons comprendre que la doctrine de réduction drastique des populations mondiales trouve ainsi un allié naturel dans l’espace occidental à l’instar de l’homosexualité. Et c’est naturellement vers l’Afrique que cette élite mondialiste se penche désormais – puisque le but est quasi atteint en Occident – pour réduire les naissances africaines. Elle argue faussement que le développement africain est freiné par sa grande croissance démographique comme si elle se souciait du bien-être des africains, – d’autant plus qu’il y a une effrayante et forte densité démographique par kilomètre carré dans certains pays du monde occidental que chacun peut aisément trouver et qu’on fait semblant d’ignorer. Or tout le monde sait que le problème est ailleurs, par exemple dans la gestion désastreuse de certains pays africains par des dirigeants incompétents, par des accords de coopération éhontés entre pays du nord et du sud qui freinent le développement et surtout par la peur que suscite cette démographie africaine, croissante et jeune, susceptible de changer la donne de la puissance économique. Nous pouvons bien aligner l’exemple de la Chine.
Revenons à nos sœurs. Et pour les plus audacieuses des femmes européennes qui s’émancipent de ce goulot d’étranglement monogamique, son enfant est considéré comme un(e) bâtard(e) et elle-même une prostituée même si on ne le laisse pas entrevoir ouvertement par crainte de procès. Quand bien même elle pourrait envoyer promener les idéologues et leurs suppôts, la femme a besoin du respect sociétal et non de l’hypocrisie juridique. C’est d’ailleurs ce que le mouvement homosexuel essaye d’acquérir, mais sa revendication malheureusement se bute à la loi naturelle de l’amour et de la procréation.
En République démocratique du Congo, malgré que la majorité des populations est chrétienne c’est-à-dire qu’elle a avalisé la judéo-chrétienté, et une minorité musulmane, la culture traditionnellement africaine constitue toujours une source de renouvellement de l’homme congolais devant les contradictions et les contraintes des idéologies religieuses occidentale et moyen-orientale. Une valeur que l’occident a perdu depuis longtemps par l’extinction de groupes ethniques. C’est la raison pour laquelle l’autorité publique reconnaît tacitement la polygamie, tout en excluant la reconnaissance officielle de la deuxième ou de la troisième épouse. Pourquoi l’autorité publique congolaise reconnaît-elle tacitement la polygamie ? Pour éviter la bâtardise que ne connaissaient pas nos anciens. Selon la conception congolaise, peut-être aussi africaine, l’enfant bâtard n’existe pas, nous l’avons déjà dit. Quelle qu’en soit la manière dont un enfant est venu au monde – viol, viol collectif, parents non mariés, père inconnu, etc. – , c’est un être humain et il mérite le respect qui lui est dû. Et lorsque l’enfant n’est pas respecté, cela démontre à quel degré la genitrice, la mère, c’est-à-dire la femme, est denigrée dans la société.
La partie orientale du pays où l’influence de l’Islam a impregné des familles, les populations congolaises ont tout simplement continué le mode de vie de leurs ancêtres, à l’exception des contraintes liées à l’idéologie religieuse arabo-musulmane.
Sans pour autant vouloir éviter la polémique à ce sujet, les sentiments émotionnels affectifs réels telle que la jalousie entre les co-épouses et les problèmes économiques liés au partage de l’héritage au décès du conjoint mâle entre les héritiers ne sont pas insolubles : pour le cas de la jalousie, par la liberté de la femme, en amont, d’accepter ou de refuser la cohabitation; pour le second cas, la culture du testament écrit n’existant pas dans la société traditionnelle, la parole du défunt valait tout; mais dans la nouvelle structure étatique, le testament écrit s’impose, la parole donnée ne valant plus rien. Si donc par malheur le testament est inexistant, l’autorité publique partage les avoirs du défunt à sa femme officielle que l’État reconnaît et à tous ses enfants connus et reconnus, à l’exception des autres épouses, puisqu’elle ne reconnaît pas la bigamie, et partant la polygamie. Ah oui, l’Etat congolais reconnaît les enfants des epouses non reconnues par lui. Essayons de trouver la bâtardise. Il va de soi que si le défunt n’a laissé aucun bien, le problème ne se pose même pas.
C’est une hypocrisie officielle qui ne dit pas son nom dans une politique matrimoniale qui tient compte – colonisation oblige – de la pensée occidentale, c’est-à-dire judéo-chrétienne. L’Etat congolais devrait se pencher sur ce problème et le régler une fois pour toute, et ainsi pouvoir juguler le problème de l’excédent féminin s’il en existe encore. Le choix doit revenir à la femme d’accepter ou de refuser la coexistence avec une autre épouse, nous le repetons encore ici. Si l’homme peut se vanter de convoler en secondes noces, pour la femme qui accepte d’être une seconde épouse, ce sont ses premières noces. Et elle doit en être heureuse. C’est l’essentiel. Il serait malheureux de penser que la polygamie pourrait perturber une certaine quiétude de la société, lorsqu’une partie de la population féminine vit déjà le calvaire, le calvaire de la prostitution et du célibat forcés dans la société. Non, la polygamie va juste remettre la pendule à l’heure du retour à la liberté matrimoniale traditionnelle, et bien sûr à la foulée, pulvériser le fondement d’une décision arbitraire et injuste, fondée sur une idéologie religieuse à laquelle tout le monde n’y souscrit pas et qui, au demeurant, semble avoir le dessus sur l’État laïc.
Nous ne comprendrons pas que l’on puisse nous parler des retombées à l’aspect économique que la polygamie pourrait susciter en rapport avec les finances de l’Etat liées aux allocations que devraient bénéficier ces femmes; parce qu’on sait que ces femmes ne sont pas des “oisives” mères de famille tranquillement assises dans leurs appartements attendant tout de l’État ou du mari, mais des femmes fortes, travailleuses et émérites. Et puis, où est la différence ? Toute femme ne devrait-t-elle pas jouir des allocations familiales mariées ou pas ?
Nous sommes conscients que notre point de vue va susciter des hauts les cœurs et des propos discourtois de la part de certaines personnes justement à cause de la vision judéo-chrétienne qui domine notre société. Mais que doit-on dire de la polyandrie, des hommes mariés à une seule épouse, qui sont répertoriés dans certains coins de la planète, même si ces faits sont devenus de plus en plus isolés et que ces femmes sont malheureusement incomprises et vilipendées par la conception, une fois de plus, de la suprématie masculine contenue dans les écrits supposés saints ? Visionnons ces deux vidéos : https://www.youtube.com/watch? https://www.youtube.com/watch?v=OwAmgu6kVIU
Voilà. Car la tendance est de considérer ces femmes comme des prostituées, mais lorsqu’il s’agit des hommes, on circule puisqu’il n’y a rien à voir. Une question de ce genre nous sera vite posée, nous le pressentons : “ Honnêtement, pensez-vous qu’une femme devrait se comporter de la sorte ?” Alors l’envie nous prend de poser la même question qui nous taraude la tête en ce qui concerne l’homme, mais nous préférons comprendre que l’interrogation qui nous est adressée procède d’un état d’esprit. Car en fait, la question devrait nous être posée après avoir répondu à celle-ci : avec qui la prostituée se prostitue-t-elle ?
Nous aimerions savoir ce que le monde pense de ce qui se passe dans certains coins de la Chine où les femmes sont devenues une perle rare. Au point qu’elles sont enlevées de force et mariées contre leur gré, et que des hommes vont se marier à l’étranger. Visionnons ce film de 9 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=NEeORbk_XBk
Serions-nous scandalisés si ces pauvres chinois s’alignaient sur les coutumes de cette tribu du Népal ?
En Occident, le problème de la femme pour se trouver un mari restera insoluble aussi longtemps que le socle de la civilisation judéo-chrétienne ne sera pas ébranlé. L’occident devrait placarder son égo et revenir à la base africaine qu’il a détruite sur le mariage et ce, dans une profonde humilité dont a su faire preuve Pythagore, le grec, avant qu’il soit initié à la haute mathématique en Egypte antique.
—————————————————————————————————————————-
- RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitation. Burkina-Faso.
- RGPHAE : Recensement Général de la Population, de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage. Burundi.
- RSP : Recensement Scientifique de la Population. RDC.
Bonne journée.
Bababebole Kadite





